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Ce congrès fut organisé le 14 mai 1984. Ont participé à ce congrès, plusieurs personnalités du gouvernement marocain, les représentants des partis politiques et syndicaux du Maroc et près de 400 participants représentant les juifs marocains vivant au Maroc et à l'étranger. La séance de clôture fut présidée par Son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi Mohammed ainsi que par plusieurs Ministres et personnalités marocaines. |
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Jusqu'à la fin du XlX ème siècle, toutes les villes du Maroc, langer exceptée, étaient privées de médecins. Les «Tsaddikim» juifs et les «Marabouts» musulmans suppléaient à cette nécessité de la vie sociale. A ces «Saints» on attribuait les pouvoirs les plus divers. Ils pouvaient donner des enfants aux femmes stériles, guérir les maladies de nerfs, redonner la raison aux fous, exaucer les voeux d'une vieille fille en quête de mari, etc. La ville ou la région qui ne possédait pas son «Saint» était proprement inhabitable. Sans un «saint» dans la ville, il était impossible de faire prêter serment, de faire avouer un vol, de jurer sa fidélité à l'époux ou solliciter la pluie en cas de sécheresse. Dans certaines régions où le «saint» n'existait pas, il avait fallu le créer. |
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Les jours de fêtes sont toujours observés et peut être avec encore plus de ferveur qu'auparavant. Roch Hachana, le jour de l'an hébraïque, préfigure le jour de la création du monde mais aussi celui de son jugement dernier (Yom haDin). Le destin et la nourriture de chaque individu sont fixés ce jour là. Pour favoriser les décisions du ciel, on ne se contentera pas seulement des prières et du repentir. |
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Les Juifs s'illustrent non seulement dans la vie économique (nos jeunes sont en grande majorité associés à l'élite commerciale musulmane) mais encore dans le domaine de la diplomatie. Le 9 mars 1982, le Délégué préfectoral, Monsieur DANAN, a été décoré du OUISSAM REDA, par le premier Ministre à l'époque: Monsieur Mâati BOUABIB. A ce jour Monsieur Danan, par son travail, sa loyauté et son sérieux renforce notre honorabilité. |
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Vous savez sans doute que nombre de Juifs venus d'Espagne se lancèrent, dès leur arrivée au Maroc, dans l'exercice d'un métier ou l'exploitation d'un commerce: il y eut des épiciers, des teinturiers, des menuisiers, des orfèvres, des forgerons, des tailleurs, des changeurs de monnaie, des graveurs, des interprètes, etc... Les autochtones trouvèrent plus simple de les désigner par le nom de leur profession ou par un sobriquet révélant une particularité physique; c'est ainsi que l'épicier (Attar) devint Benattar, le teinturier, Sebbagh; le menuisier Anidjar; l'orfèvre, Assayagh; le forgeron, Elhadad; le tailleur, Khiat; le changeur de monnaie, Serraf, puis Asseraf et Benasseraf; le graveur, Nakache et l'interprète, Tordjman, Ceux que la nature avait frappés d'un défaut physique se voyaient attribuer le nom même de leur infirmité et le sourd (Altars) est devenu Altaraz; le gaucher (e/ hesri), Lasry; le roux, Laskar, Chekroun ; l'homme au bras cassé (ederh/) Edéry, Déry, Bender; l'unijambiste où le boiteux (bourjel), Aberg&; l'homme au teint verdâtre (sans doute un hépatique), Lakhdar. |
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Peu de temps après la parution du premier journal, fondé à Tanger «El Maghreb El Aksa», un avocat israélite, Levy Cohen, faisait paraître «Le Reveil du Maroc», lequel avec «El Eco Mauritano», crée par Isaac Tolédano, Isaac Larédo et Agustin Lugaro, était le quotidien le plus lu à Tanger, d'autres périodiques vinrent grossir plus tard le nombre de ceux déjà existant et MI. Larédo, dans ses «Mémoires», n'en cite pas moins d'une quarantaine, édités en français, en espagnol, en arabe et en anglais. Au cours de cette floraison unique en son genre, les journaux paraissaient et disparaissaient au gré des événements. |
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Le terme Sépharade" signifie "espagnole" en hébreu. Il désigne les juifs qui vivaient en Espagne jusqu'à leur expulsion en 1492, ainsi que leurs descendants. Leur apport au Judaïsme et à la culture universelle fut très important : les plus grands poètes, philosophes, savants codificateurs et mystiques Juifs furent des "Sépharades" du 10ème au 13ème siècle. |
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Mohamed Ben Amir, dit Almanzor, premier vizir de Hicham, était lié d'une grande amitié avec l'israélite Jacob ben Gau (I), son conseiller et confident, qu'il avait nommé par la suite juge suprême des tribunaux d'Andalousie et du Maghreb. A cette époque vivait précisément le grand "Gaon" Rabbenou Hai, mort en 1018. |
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La présence des Juifs au Maghreb remonte à des temps très éloignés : les uns situent leur arrivée au temps du Roi Salomon, d'autres après la prise de Jérusalem par Titus en 70. Pour certains chroniqueurs, la première apparition de colonies juives au Maghreb daterait de l'an 320 avant J.C., lorsque Ptolémée Lagos, compagnon d'Alexandre le Grand, envahit la Palestine et fit envoyer plus de cent mille Juifs sur les côtes d'Afrique. |
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En 682 Oqba Ben Nafia (621685), qui fonda plus tard Kairouan, envahit l'Afriquia. Ce fut la première invasion entreprise par des Musulmans venant d'Orient et c'est alors que la religion musulmane fit son apparition dans le pays. Depuis elle ne cessa de gagner du terrain en ralliant à elle des berbères païens, chrétiens et juifs. En 708, up chef guerrier, Moussa Ben Noceir, agissant au nom du Walid Abdelkhalek, de Damas, défit Oqba Ben Nafia et conquit l'Afrique du Nord. |
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