Réservation en ligne

Accueil arrow Educations arrow L' évaluation

L' évaluation

En amont des outils et des enseignants, en aval des apprenants, l'évaluation de l'efficacité du système est un préalable indispensable à son amélioration.

Elle se fait au niveau des enseignants et à celui des élèves.

Elle relève de l'administration de l'établissement scolaire (directeur et censeur des études), du conseiller pédagogique (à titre formatif) et de l'inspecteur (avec mention).

Il existe divers moyens de contrôle de l'exécution des instructions officielles et de la conformité de l'enseignement donné:

  • à l'école primaire, l'instituteur est tenu d'afficher dans sa salle de travail deux tableaux qui font état
    des répartitions annuelles et mensuelles des programmes;
  • à l'issue de chaque séance de travail, les enseignants du secondaire doivent spécifier, sur un "cahier de textes", le thème de la prestation qu'ils ont effectuée en classe;
  • tout enseignant (du primaire ou du secondaire) doit disposer d'une fiche de préparation de sa prestation.

L'inspecteur effectue des "visites" dans les classes de sa circonscription. Il assiste à une activité et en discute avec l'enseignant. Celui ci reçoit plus tard un "rapport d'inspection" dans lequel sont consignées des remarques et une note qui sanctionne sa prestation.

L'évaluation de l'apprentissage

L'élève est soumis à diverses formes et types d'évaluation.

Il est souvent interrogé par l'enseignant (oralement ou par écrit). Ces interrogations sont normalement sanctionnées par une note. Dans le premier cas, les résultats servent à l'enseignant, soit pour vérifier la régularité du travail des élèves interrogés, soit, mais plus rarement, comme indice d'auto évaluation de son enseignement.

A l'école primaire, le contrôle est continu: quotidiennement, les élèves sont interrogés sur les leçons précédentes et effectuent des exercices que l'enseignant corrige et sanctionne par une note qui ne compte pas à l'examen. Trimestriellement, les élèves passent des examens dans toutes les matières. Le passage d'une classe à une autre est fonction des résultats obtenus à ces contrôles périodiques.

 A la fin de la cinquième année primaire, les élèves subissent l'examen d'entrée au secondaire. C'est la rude épreuve (rude surtout sur le plan psychologique) de ce qui était appelé le "certificat d'études primaires". L'admission de l'élève à l'enseignement secondaire est fonction de son résultat à l'issue d'une grande journée d'examen, dont les épreuves sont standardisées à l'échelle régionale.

Dans l'enseignement secondaire, le contrôle formatif est moins fréquent qu'à l'école primaire et varie selon les enseignants et les disciplines.

Trimestriellement, un bilan est fait, consignant la moyenne des interrogations qui se sont étalées sur tout le trimestre. Chaque professeur y ajoute des observations synthétiques, concernant les efforts et le comportement de l'élève.

Le problème fondamental posé à ce niveau est que certaines de ces interrogations devraient revêtir un caractère formatif (compte tenu de la baisse de la fréquence des contrôles de ce type par rapport à l'école
primaire) alors qu'elles visent un but certificatif.

Le conseil de classe délibère à l'issue de chaque trimestre et décide, en fin d'année, du sort de l'élève (montée de classe, redoublement, ré orientation ou expulsion...).

A la fin de la quatrième année secondaire, les élèves sont jugés sur leur moyenne de l'année et sur les résultats obtenus à un examen, dont les épreuves sont standardisées au niveau régional. Le conseil de classe décide de l'orientation des études de chaque élève admissible au second cycle de l'enseignement secondaire, sur la base des voeux formulés par l'élève (ou ses parents) et des résultats obtenus. Un représentant des services pédagogiques de la délégation provinciale du Ministère de l'Education Nationale siège dans ce conseil.

Au niveau du second cycle, le passage d'une classe à une autre obéit aux mêmes règles que dans le premier cycle. De plus, en 1986, à la fin de la 7ème année, les élèves se présentaient aux épreuves du baccalauréat. Celui ci ne prenait pas en compte les résultats antérieurs, les élèves étant interrogés dans toutes les matières. Ceux qui avaient la moyenne étaient admis à condition qu'ils n'aient pas obtenu une note nulle (le zéro éliminatoire) à l'une des épreuves.

Ceux qui n'avaient pas une moyenne générale d'au moins 5/20 ou qui avaient obtenu un zéro étaient ajournés. Les élèves ayant obtenu une moyenne générale comprise entre 5/20 et 10/20 sans note éliminatoire avaient le droit de se représenter à une session de rattrapage. Lors de cette session, les élèves n'étaient interrogés que dans les matières principales de leur spécialité.

Constatant les nombreuses défaillances de ce système, Sa Majesté le Roi a décidé en 1987 de supprimer l'examen du baccalauréat et de lui substituer un régime de contrôle continu: tout élève ayant obtenu la moyenne à l'issue des examens trimestriels (Standardisés à l'échelle régionale) des trois années du second cycle de l'enseignement secondaire sera dorénavant considéré comme en mesure de poursuivre des études supérieures.

Le principal problème que pose l'évaluation est celui de la cohérence des instruments de mesure par rapport aux produits à tester.

Les épreuves standardisées aux niveaux régionaux (examen d'entrée au secondaire   examen de 4ème année secondaire) vérifient si certains "produits d'apprentissage" ont été installés chez les élèves. Il serait cohérent que ces mêmes produits soient explicités à priori comme étant des objectifs pédagogiques à atteindre.

Encore une fois, c'est l'écriture de projets éducatifs précis sous forme de curricula qui pourrait aider à rendre l'évaluation "transparente" et "contractuelle".

On dirait alors moins souvent: "Les enseignants ne font pas leur travail correctement, les élèves ne travaillent plus, les examens sont difficiles".

 
Suivant >
© 2008 Voyage pas cher au Maroc
Copyright : Move Media