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La RTS a été créée en 1972. Mais la Radio Télévision Marocaine (RTM) diffusait déjà, depuis 1970, des émissions scolaires télévisées, films importés ou réalisés sur place. Les premiers travaux de la RTS visaient essentiellement les enseignants.
Ceux ci trouvaient dans les documents diffusés une source d'inspiration méthodologique. Un catalogue officiel qui recense les films réalisés entre 1972 et 1979 rappelle les grandes lignes de leur orientation pédagogique: connaissance de l'enfant; - recyclage en langue arabe, en langue française et en mathématiques;
- éducation religieuse, civique et de base;
- l'école et la vie.
S'ajoutaient à ces séries des émissions de sciences naturelles et des cours de langues vivantes (anglais, allemand) destinés aux enseignants et aux élèves du secondaire. D'autres traitaient du travail des coopératives scolaires et des activités para scolaires dans l'enseignement élémentaire. A partir de 1980, la RTS s'est proposé les élèves comme population cible: 28 émissions ont été diffusées en 1981 1982, avec comme objet l'enseignement de la langue française selon la méthode "A grands pas". A l'heure actuelle, la RTS continue à diffuser notamment une série de cours de langues anglaise et italienne produite à l'étranger et des émissions de mathématiques en arabe. L'ordinateur a l'école Il est généralement convenu que l'ordinateur peut remplir trois fonctions fondamentales dans une institution scolaire: - apprentissage de l'informatique,
- apprentissage de diverses matières scolaires (enseignement assisté par ordinateur, EAO),
- gestion scolaire.
Au Maroc, la première et la troisième fonctions connaissent un modeste démarrage, alors que l'EAO suscite un grand intérêt. L'informatique, discipline scolaireA l'école primaire, les équipements sont encore inexistants et nous ne pouvons signaler que des initiatives ponctuelles telles que les recherches menées par l'Association de Prospective dans certaines écoles pilotes ou les recherches menées par le laboratoire d'électronique et d'Etude des systèmes automatiques de la Faculté des Sciences de Rabat, qui intervient dans des écoles privées ou publiques en utilisant le langage LOGO. Notons que les nouveaux programmes de l'enseignement fondamental public prévoient une plage horaire hebdomadaire pour la "sensibilisation technologique" où il serait peut être question de présenter l'ordinateur, entre autres produits de la technologie. Certaines écoles privées se sont équipées de microordinateurs et font faire des activités aux élèves mais leur nombre reste très faible. Dans l'enseignement secondaire technique et principalement dans les sections "Sciences Economiques" et "Techniques Commerciales", l'informatique est une matière enseignée. Elle est certes orientée vers les applications de gestion ou de bureautique mais il n'en demeure pas moins qu'un programme d'études existe et les élèves s'initient à l'informatique pendant deux heures hebdomadaires en moyenne (informatique, supports de l'information, structure et fonctionnement des ordinateurs, analyse de problèmes à résoudre automatiquement, algorithmique, programmation en langage Basic principalement...). En 1988, tous les lycées techniques sont équipées de salles spécialisées contenant de un à cinq microordinateurs selon les cas. Il est à signaler que, depuis quelques années, les sections de "Techniques industrielles" ont instauré aussi des cours d'informatique au sein des mêmes lycées techniques. Dans l'enseignement secondaire général, l'expérience de l'informatique, limitée à quelques lycées pilotes, inégalement équipés, vise à préparer une généralisation de l'informatique comme discipline scolaire, quelle que soit l'orientation (sciences ou lettres). Dans un premier temps, les cours sont organisés au bénéfice des enseignants et d'échantillons d'élèves dans le cadre de "clubs". Ceux ci sont aussi ouverts aux parents d'élèves. Dans l'enseignement supérieur, l'informatique est enseignée dans diverses institutions entre autres: l'Ecole Mohammedia d'Ingénieurs (Rabat), l'Institut Supérieur de Commerce et d'Administration des Entreprises (Casablanca), l'Institut National de Statistique et d'Economie Appliquée (Rabat), l'Ecole des Sciences de l'Information (Rabat), etc. Une Ecole Nationale Supérieure d'Informatique et d'Analyse des Systèmes a été récemment créée (voir le chapitre G 223 a). Dans les institutions de formations des enseignants (principalement de la Faculté des Sciences de l'Education et les Ecoles Normales Supérieures), l'informatique est également présente. La section "Informatique et Applications Pédagogiques de l'Ordinateur" de la Faculté des Sciences de l'Education vise à la fois la formation d'éducateurs en informatique (voir le secondaire) et la sensibilisation des enseignants aux diverses applications pédagogiques de l'ordinateur. Elle dispense des cours de formation fondamentale et de formation en didactique. Elle organise aussi un séminaire au niveau du doctorat de troisième cycle, intitulé "Informatique et éducation" et d'autres activités telles que: la réalisation, l'adaptation et la critique de logiciels éducatifs, l'organisation de séminaires et la réalisation de recherches dans le domaine de l'informatique et de l'éducation. Les Ecoles Normales Supérieures disposent, pour la plupart, de départements d'informatique qui ont pour mission principale la formation d' "animateurs informatiques" qui seront chargés d'enseigner cette discipline dans l'enseignement secondaire général. La durée des études est de deux ans et la formation est double: technique et pédagogique. Les Ecoles Normales Supérieures de l'Enseignement Technique, quant à elles, sont chargées de la formation des futurs professeurs de secrétariat et dispensent un enseignement informatique plutôt dirigé vers la bureautique. C'est finalement dans les établissements scolaires privés que l'équipement informatique est le plus important. L'informatique est enseignée dans beaucoup de ces établissements où la demande ne cesse d'augmenter, soit en complément d'une formation inexistante dans l'enseignement secondaire public, soit comme recyclage (cours du soir) soit encore comme issue potentielle pour des élèves ayant cessé leurs études dans les établissements publics. Il s'agit principalement de cours de programmation ou de cours d'informatique de gestion: les "Ecoles Supérieures d'Informatique de gestion" n'ont cessé de se multiplier ces cinq dernières années. Les programmes ne sont pas unifiés, sauf dans les établissements reconnus par le Ministère de la Formation Professionnelle, dont les centres régionaux ont aussi instauré des cours d'informatique. L'ordinateur outil de gestion, de recherche et d'enseignementLe Ministère de l'Education Nationale a été le promoteur de l'ordinateur comme outil de gestion des établissements scolaires. Dans une première phase, des établissements universitaires ont été équipés de micro ordinateurs afin d'informatiser notamment la gestion des bibliothèques et celle du personnel. Dans les institutions d'enseignement supérieur, l'ordinateur permet le traitement statistique des recherches scientifiques. Cependant, l'utilisation de l'ordinateur comme moyen d'enseignement est à ses débuts. Il est le sujet de thèmes de recherches, notamment à la Faculté des Sciences de l'Education, dont une équipe travaille sur la méthodologie de formation des enseignants à l'enseignement assisté par ordinateur et projette le développement de logiciels adaptés au milieu marocain. Un séminaire a eu lieu à la Faculté des Sciences de l'Education en mai 1986 et l'Organisation Islamique par l'Education, la Culture et les Sciences (ISESCO) a organisé, avec la collaboration de la même Faculté, un congrès international sur le même thème en janvier 1987. Les activités de réflexion et de recherche rejoignent l'effort des pouvoirs publics, qui montrent une volonté de maîtrise de la technologie en général et ont opté pour l'introduction de l'ordinateur à l'école. |