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Interview
Imad Mouhib, directeur marketing de Motorola pour le Maroc et le Maghreb

«Il est difficile de faire oublier un succès planétaire»

En perte de vitesse et de créativité, Motorola ? Les chiffres se lisent toujours à divers niveaux. Le point avec te responsable marketing du constructeur au Maroc.

Challenge Hebdo : est il vrai que Motorola a, en ce moment, des problèmes de créativité en termes de design dans les nouvelles gammes?

Imad Mouhib : la créativité au niveau du design est quelque chose de très subjectif. Motorola a inventé la tendance vers les portables les plus tendance, notamment le design clamshell (clapet «Star Tak»). On a aussi inventé le concept du portable ultra fin avec les L6 &L7 SLVR Aujourd'hui, nous continuons non seulement à innover dans le design des produits, mais aussi dans les technologies qu'ils embarquent. Exemple du premier téléphone mobile haute définition (30 images par secondes) qui incarne la créativité au sens le plus large.

 
Le monde raffiné de Dominique Champeaux

Néo orientalistes? aujourd'hui l'orient, ce n'est plus les sérails et les mosaïques, les turbans d'hommes fiers du haut de leur monture richement harnachées. C'est un soupçon de raï, Khaled et Faudel à Bercy, des beurs agités dans les cités... l'Orient s'est rapproché de nous, si près qu'il est sorti de son cadre. Et pourtant, Dominique Champeaux, à la fois marocaine et française, fait renaître à nos sens un orient parfumé d'essences précieuses venues du monde entier et de matières franches. Un orient qui ressurgit du passé, glorieux et chatoyant, lointain et exotique, mais rajeuni. Un « Mille et une nuits » qui ne contredit nullement les mélopées des ondes mais leur donne un autre sens, une autre dimension, comme un tableau aux multiples sens.

Vagabondage au pays des merveilles

Un appartement clair et lumineux, perché dans le ciel bleu de Casablanca, design années cinquante, colonnades et sol carrelé, une cheminée qui irradie... L'atmosphère du foyer, de Dominique Champeaux reflète son sens aigu de l'esthétique. Tout à fait à son image, elle qui nous reçoit en jogging et teeshirt, simplement belle, chaleureuse et un « chduia » hétéroclite. En entrant, nous nous attendions à être attaqués par une multitude d'odeurs puissantes, genre appartement baba trop lourdement encensé. Pas du tout. Les senteurs sont tellement subtiles qu'elles sont presque insaisissables. Comme le charme de notre hôtesse.

 
Tahar ben jelloun

T.B.J n'a pas dit son dernier mot. L'auberge des pauvres, son petit dernier ne ressemble pas aux autres. Loin des poussières de Marrakech, ce sont les poussières de Naples qui lui montent à la tête. Entretien avec un écrivain fort calme qui assure ne pas avoir la prétention d'être tout seul au centre de ses romans. On s'en doutait un peu

Dans l’auberge des pauvre, votre dernier livre, il n y a que des pauvre, certes . en fait d’anciens riches qui tous ont chutes par amour . les passions conduisent-elles toujours à la déchéance  tahar Ben Jelloun : Ce n'est pas systématique. La passion ne conduit pas nécessairement à la perte de soi. C'est la rupture, brutale ou mal vécue qui entraîne la déchéance. Et puis, la passion c'est avant tout un excès de vie, une expérience de l'excès. Tout ce qui commence dans l'extrême finit de manière extrême. C'est très logique tout cela.

Vos personnages ont tous perdu la tête …

Dans l'Auberge j'ai imaginé des êtres frappés par la foudre de la passion amoureuse, sexuelle. Une émossion intense s'est installée en eux, les a fait vibrer, a fait naître en eux de nouvelles potentialités. Et puis plus rien, ils se sont retrouvés sans le moindre repli possible. Le propre de la passion est de nier le principe d'éternité. La flamme s'éteint toujours, pas d'autre alternative.

Et vous? quelles passion vous dévore?

Aucune, j'ai les pieds sur terre. Bien sûr, j'ai connu un ou deux séismes affectifs comme tout le monde. A ces époques, je passais, envahi de lumière et de vie. Et puis, quand on possède ce trop plein, le vide devient, par équilibre des forces, trop grand. Je n'ai pas connu la déchéance par contre j'ai vu autour de moi des gens dévastés par cela.

Votre personnage central, cette veille femme à la fois dégoutante et affectueuse, n’est pas une image symbolique de la mère éternelle ? les mères marocaines sont-elles ainsi, à la fois rebutantes et merveilleuses ?

Non, les mères marocaines sont formidables. Elles aussi connaissent l'excès, l'excès d'amour pour leurs enfants et ceux ci ne les trouvent en aucun cas rebutantes. L'enfant marocain exige cet amour dépieuté et je n'ai jamais rencontré d'hommes dans ce pays se plaignant de l'amour de leur mère! Ils aiment être traités ainsi par elle, elle qui en fait des enfants dieux. Les marocains vouent à leur m&e un culte particulier, une vraie religion de respect qui s'étend aussi au père. Ce respect des parents est à mon sens une valeur formidable, une tradition que je n'ai pas envie de critiquer.

 
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