|
Marrakech
|
(77 km; bonne route asphaltée; de construction récente, la dernière partie de la route, à partir du km 43, est large et bien tracée, mais les 5 derniers km peuvent être, sur de brefs passages, dégradés par le gel et les chutes de pierre). |
|
Dans les environsSetti Fatma(Cercle de l'Ourika) à 54 km de Marrakech, trois jours de fêtes en août. Moulay Brahim (3ème jour de la fête du Mouloud), à 52 km de Marrakech, sur la route d'Asni. Bakkari de Sidi Bou Othmane, Dans la vallée de l'Assif el Mal, trois jours de festivités en septembre. Zaouia Tassaft, Le plus gros moussem de la région au mois du Mouloud, trois jours de fêtes. El Ouiana à 18 km de Marrakech, un mois après le Mouloud (les fantasias les plus importantes, jusqu'à 240 cavaliers). |
|
Jardin Impérial à l'orientalLe grand bassin almohade de cette propriété royale, crée pour approvisionner régulièrement en eau toute la ville, assure aujourd'hui l'irrigation du verger environnant. La Ménara, enclose par un muret de pisé, est plantée d'oliviers magnifiques. Les arabes centenaires, fragiles silhouettes noueuses, dont émane la puissance d'une végétation vivace en perpétuelle renaissance, jouent, phonie de scintillement et de parfum. Les rigoles, reliées en un réseau régulier, transportent l'eau au pied des vieux arabes alignés. La Ménara résume en un type classique le jardin impérial marocain, ou le plaisir du prince se confond avec le soin de l'utilité et le luxe souverain avec un laisser aller rustique. Jardin ou il fait si bon improviser, au gré de sa fantaisie, une promenade bercée au pas sonnant d'une pause durant laquelle vous visiterez les monuments un verre de thé ou une pipe avec quelque compte retrouvé. Invitation à goûter à la douce saveur de ce pur instant paradisiaque. Le Pavillon devant le lacDeux parties composent le célèbre pavillon: le raide chaussée, précédé d'un avant corps en saillie dont les trois arcades ouvrent sur le lac et creusé, lui, dès l'époque almohade, au XIIème siècle; le premier étage est paré d'un grand balcon à balustres. Les deux niveaux sont reliés entre eux par un escalier étroit aux marches taillées dans le grès de Mogador. Le décor intérieur est tout empreint de fraîche gaieté: filets de peinture vive sur les arêtes de la voûte et grands motifs demi circulaires rehaussés de couleurs. Dallage et hautes plinthes sont en stuc poli. De la terrasse, la vue embrasse l'Atlas serein dans sa majesté, fondu au ciel divin de Marrakech. Les eaux du bassin captent une partie de la perspective dans un jeu d'écran naturel, où l'eau, les neiges et le ciel en mouvance s'accordent en un puzzle sophistiqué. On n'est pas loin d'imaginer, lorsque l'oeil fasciné par tant de beauté simple s'attache à la pièce d'eau, un monde de l'autre côté du lac... où renaîtrait, dans un flash back romantique, les jeux des princes et des princesses, le rire frais des enfants et la course des animaux familiers. Les jardins de MajorelleDans la palmeraie aux quatre vingt mille palmiers, oasis miniature dans la grande oasis, se cache ce paradis à la mode d'Afrique où les Majorelle, venus à Marrakech pour y passer quinze jours, vendent depuis quinze ans leurs merveilleux coussins", écrit une contemporaine. Fils de l'ébéniste célèbre qui produisit à Nancy quelques chefs d'oeuvre de l'Art Nouveau, Jacques Majorelle, artiste peintre mit ses talents au service de l'urbanisme à Marrakech. Il participa à la nouvelle branche de l'orientalisme encouragé durant les années 20. Il construisit son atelier et sa maison dans la ville, où il s'installa à proximité de l'enceinte. Autour des deux pôles de son univers, il créa un jardin paradisiaque. Il y rassembla toutes sortes d'essences exotiques venues de toutes parts. C'est ce parc que l'on peut aujourd'hui visiter. Racheté ii y a peu de temps par Pierre Berge et Yves Saint Laurent, il a été remis en état et ouvert au public. Ici, les verts intenses des arbres et des plantes rares se mêlent au bleu monochrome des murs et des fontaines; leur juxtaposition forme une vision insolite. Les sentiments du familier et de l'exotique se superposent sans qu'on en saisisse précisément la frontière. Tel un "rêve familier", la promenade dans les Jardins de Majorelle nous emmène ici et ailleurs, dans cette région profonde où l'espace et le temps se moquent des limites. |
|
|
Les souverains marocains avaient l'habitude de célébrer leurs victoires en construisant des édifices grandioses. Ainsi a fait le calife Yacoub Al Mansour (1192 1198) en construisant les trois grandes mosquées: la Giralda à Séville, la Koutoubia à Marrakech et Hassan à Rabat, à la suite de sa victoire sur les Castillons (Espagne) à la bataille d'Alarcos (1194). Le souverain Ahmed Al Mansour Adahbi a entrepris la construction du Palais El Badii à la suite de sa victoire en 1578 sur l'armée portugaise, dans la bataille qui a transformé la carte géo politique du monde... bataille célèbre dans le monde occidental sous le nom de "Bataille des Trois Rois". Les grands travaux de construction ont duré pendant seize années entières, c'est à dire de 1578 à 1594, certains travaux complémentaires ont continué jusqu'en 1603. Les travaux ne s'arrêtaient ni de jour ni de nuit, malgré une multitude d'artisans venus d'Europe ou se trouvant au Maroc et en dépit de l'abondance des matériaux importés d'Occident et d'Orient: de Tombouctou et d'Europe, d'inde et du Brésil. Les récits concordent pour dire que le Palais Al Badii était un Paradis sur la terre de Marrakech. |
|
|
La place Djemaa el Fna, peut être considérée comme l'antichambre des souks de Marrakech. Le souk est le lieu de travail et d'échanges pour des milliers de gens. Ils sont plus étendus que ceux de Fès. Les ruelles y sont plus larges, au lieu d'être rectilignes comme à Fès, elles déroulent leurs lacets avec la plus grande fantaisie. |
|
|
A visiter à partir de 11 heures le matin et 16 heures l'après midi. A gauche de la mosquée de la Koutoubia, garez votre voiture près du square de Foucauld ou dans le parking de la place elle même près du Club Méditerranée. Certains traduisent le nom de cette place par les mots «Place des trépassés» peut être en souvenir des têtes de tueurs et malfaiteurs, que le sultan faisait accrocher aux remparts les sombres jours d'exécution. Je préfère de beaucoup la traduction de «Place des Merveilles>', qui est plus poétique et définit tellement mieux cette étonnante esplanade. Jugez en vous mêmes: |
|
|
Je ne vous cache pas que c'est avec amour que je vous parle de Marrakech, car j'ai passé dans cette ville merveilleuse toute ma jeunesse. Georges Duhamel a dit: «Marrakech, c'est la capitale de la lumière». De Marrakech , le Maréchal Lyautey a dit: Je ne demande que la lumière et la couleur; elles me grisent, elles me saoulent. J'en jouis sensuellement comme d'un parfum, comme d'une caresse.» |
|
|
Marrakech, depuis toujours, est connue pour le grand nombre de saints qui reposent dans ses cimetières à l'ombre des vieux remparts de la médina, et auxquels les habitants de la ville et des environs ont toujours porté une grande dévotion. Au XVIIème siècle, le sultan Moulay lsmaïl pour essayer de contrebalancer l'influence qu'avait le pèlerinage des «Sept saints des Regraga» sur les tribus du territoire de chiadma, eut l'idée d'organiser un pélerinage semblable à Marrakech. Il chargea de cette importante institution le Cheikh El Hassan El Youssi qui eut à choisir entre les nombreux saints de la ville, se basant sur la grande notoriété qu'avait prise ces derniers auprès des gens de la ville et tenant compte de la vertu mystique du chiffre «Sept», il organisa la «Ziara des Sebatou Rijal» le pèlerinage des sept saints de Marrakech. |
|
HistoireDès sa naissance, Marrakech a présenté un lieu idéal de «marché» rural, de souk, qui permettait aux montagnards de venir se ravitailler dans la plaine; or, il faut savoir qu'au Maghreb, l'un des plus vieux principes de la conquête pacifique est la notion de protection étendue au commerce; les marchés, souvent placés sous l'égide d'un personnage religieux ou politique (c'est parfois la même chose) chargé d'en assurer la sécurité, constituent alors une sorte de terrain neutre où des adversaires, voire des ennemis, peuvent se rencontrer sans être tenus de se combattre. |
|
|
Marrakech et ses environs se prêtent merveilleusement aux sports équestres. Et ceux qui croient que le cheval n'est réservé qu'à une élite peuvent y découvrir que la pratique de l'équitation est ouverte à tous. S’il y avait près d'un demi million de chevaux dans le Royaume au début des années soixante dix, ce nombre ayant diminué des deux fiers, on n'en compte aujourd'hui plus que 180000. Sécheresse, exode rural, modernisation en sont les raisons essentielles. Pour les travaux agricoles, l'âne et le mulet ont remplacé le cheval. Mais les qualités raciales se sont nettement améliorées pendant ce même laps de temps en ce qui concerne les chevaux de reproduction, de concours, compétitions et courses. Ainsi, dans les domaines des sports et des loisirs, le cheval au Maroc a ancré ses lettres de noblesse. Que ce soit dans le cadre des haras royaux ou dans ceux, plus simples, des initiatives particulières, des ranchs ou des clubs équestres privés, des haras de chevaux de course et d'élevage, tout va dans le sens de la préservation et de l'amélioration des races. Un public de plus en plus nombreux a accès à l'équitation. Nous avons recensé, à Marrakech et ses environs, les multiples possibilités qui s'offrent à tous pour la pratique des sports équestres. |
|
| |
|